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Title: Les sinus frontaux au cours de l’évolution humaine
Authors: Balzeau, Antoine
Albessard, Lou
Kubicka, Anna Maria
Filippo, Andréa
Beaudet, Amélie
Santos, Elena
Bienvenu, Thibault
Arsuaga, Juan-Luis
Bartsiokas, Antonis
Berger, Lee
Bermúdez de Castro, José María
Brunet, Michel
Carlson, Kristian J.
Daura, Joan
Gorgoulis, Vassilis G.
Grine, Frederick E.
Harvati, Katerina
Hawks, John
Herries, Andy
Hublin, Jean-Jacques
Hui, Jiaming
Ives, Rachel
Joordens, Josephine A.
Kaifu, Yousuke
Kouloukoussa, Mirsini
Léger, Baptiste
Lordkipanidze, David
Margvelashvili, Ann
Martin, Jesse
Martinón-Torres, María
May, Hila
Mounier, Aurélien
Plessis, Anton du
Rae, Todd
Röding, Carolin
Sanz, Montserrat
Semal, Patrick
Stratford, Dominic
Stringer, Chris
Tawane, Mirriam
Temming, Heiko
Tsoukala, Evangelia
Zilhão, João
Zipfel, Bernhard
Buck, Laura T.
Issue Date: 2023
Publisher: Société d’anthropologie de Paris
Citation: Bulletins et mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris [En ligne], 2023, 35(S)
Abstract: Les sinus frontaux sont des cavités qui se situent à l’intérieur de l’os frontal, à la jonction entre le visage et la voûte crânienne, et à proximité du cerveau. Nous proposons l’étude la plus complète jamais réalisée de ces sinus, grâce à une méthodologie facile à mettre en œuvre et reproductible. La taille des sinus frontaux est corrélée à la taille du crâne, et en lien avec celle des reliefs osseux situés au-dessus des orbites, chez les chimpanzés, bonobos et gorilles. La même relation semble présente chez Sahelanthropus tchadensis, Australopithecus africanus, prometheus, garhi, sediba et Paranthropus aethiopicus, robustus, boisei. La taille et la forme de ces sinus est bien plus variable chez les espèces humaines à partir d’Homo erectus. Nous démontrons ainsi leur potentiel pour les discussions sur les relations évolutives entre les espèces humaines plus récentes. Homo erectus et Homo sapiens ont des sinus variables. Homo neanderthalensis a des sinus particuliers en forme et homogènes en dimensions. Les spécimens européens plus anciens se rapprochent de ces caractéristiques. Enfin, les sinus des fossiles de Petralona, Bodo et Broken Hill sont gigantesques et ont une forme unique, ces structures les distinguent de toutes les autres groupes fossiles. Nous avons également observé une covariation entre la taille et la forme des sinus et la partie avant du cerveau, les lobes frontaux, chez les espèces humaines depuis au moins l’apparition de Homo erectus. Le cerveau influe ainsi sur la forme des sinus frontaux. Enfin, nos résultats infirment plusieurs hypothèses largement diffusées jusque-là sans avoir été testées à propos de l’origine des sinus. Ainsi, ces petites bulles d’air dans nos crânes ont une forme et des dimensions qui découlent de notre héritage génétique, en tant qu’espèce et individuel, de la forme de notre cerveau et du crâne, et du hasard.
Description: Ponencia presentada en: Colloque annuel 1848es Journées de la Société d’Anthropologie de Paris, 25-27 de enero de 2023, París, Francia
URI: https://cir.cenieh.es/handle/20.500.12136/3029
ISSN: 1777-5469
DOI: 10.4000/bmsap.10512
Editor version: https://doi.org/10.4000/bmsap.10512
Type: Presentation
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