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Title: La grotte ornée paléolithique d’Etxeberri (Camou-Cihige, Pyrénées-Atlantiques): datation du contexte archéologique de la « Salle des peintures »
Authors: Gárate Maidagán, Diego
Bourrillon, Raphaëlle
Ríos Garaizar, Joseba
Keywords: Art pariétal;Magdalénien;Chronologie;Radiocarbone;Etxeberri
Issue Date: 2012
Publisher: Société préhistorique de France
Citation: Bulletin de la Société préhistorique française, 2012, 109 (4), 637-650
Abstract: Etxeberriko karbia, située dans le massif des Arbailles (Pyrénées occidentales), était déjà connue avant sa découverte scientifique et faisait l’objet d’explorations spéléologiques depuis le début du XXe siècle. C’est au cours d’une visite menée par P. Boucher accompagné de G. Laplace, le 1er mai 1950, que ces derniers découvrirent sur le chemin du retour, avant de franchir une chatière, un petit cheval rouge. En 1951, G. Laplace prend en charge l’étude de l’art pariétal de la cavité et publie les résultats avec ceux de la grotte de Sasiziloaga (Laplace, 1952a et b). Etxeberri se présente sous la forme d’une longue diaclase orientée nord-sud d’environ 200 m de long dont le parcours est particulièrement difficile. Elle débute par une grande salle jonchée d’énormes blocs provenant de l’éboulis partiel de la voûte. L’accès aux secteurs ornés est complexe en raison de l’étroitesse de la galerie principale et de la présence de trois lacs souterrains. La première salle révélant des manifestations pariétales a des dimensions modestes alors que les deux parois livrent pourtant des figures de grande envergure. Par la suite, en descendant un puits d’une dizaine de mètres, on accède à la partie terminale de la cavité qui recèle encore quatre secteurs ornés (la salle du gouffre, l’étroiture, la fissure, la corniche), ainsi qu’un gouffre d’environ 20 m de profondeur. G. Laplace dénombre un total de trente-huit motifs graphiques pour l’intégralité de la cavité : signe complexe décrit comme «pectiforme » , dix chevaux, deux bisons, deux bouquetins, points et tracés indéterminés. Une publication postérieure de P. Paillet (Paillet, 1989), sur la base des sources bibliographiques existantes, fait état d’une mauvaise conservation des peintures, partiellement mutilées par des actes de vandalisme. Les visites non contrôlées de la cavité pendant plusieurs années ont, en effet, provoqué la disparition ou la détérioration irréversible d’une partie importante du dispositif graphique. La reprise de l’étude de la grotte d’Etxeberri, menée par une équipe dirigée par D. Garate Maidagan (2007-2010), est accompagnée de celle des grottes ornées voisines du massif des Arbailles : Sasiziloaga et Sinhikole. Les récentes investigations, qui ont livré de nouvelles peintures et gravures au sein de ces trois cavités, permettent aujourd’hui de proposer une lecture actualisée du dispositif graphique ainsi que de leur contexte. En effet, au cours de l’une des campagnes d’études (2008) de l’art pariétal de la grotte d’Etxeberri, du matériel archéologique (ocre et silex), a été observé en surface, au pied des parois ornées de la «salle des Peintures » . Après autorisation du service régional de l’Archéologie d’Aquitaine, un sondage limité, réalisé au cours de la campagne 2010, a permis de récupérer ces vestiges, ainsi que d’en exhumer d’autres. Des datations radiocarbone (laboratoire de Beta Analytic) ont pu être réalisées sur deux fragments d’os brûlés, ainsi que sur une coquille de Littorina obtusata, situant ainsi chronologiquement l’activité humaine au sein de cette salle, éloignée de l’entrée de la cavité, au cours du Magdalénien moyen. Ces dernières années, les datations directes par 14C-AMS des peintures et des contextes archéologiques au sein des grottes ornées se sont multipliées et permettent aujourd’hui de débattre de la place d’Etxeberri au sein de l’art magdalénien de la région franco-cantabrique. Ainsi, des parallèles formels et stylistiques, appuyés par ces nouvelles datations, peuvent être proposés avec d’autres manifestations artistiques pariétales relativement contemporaines dans le temps au sein de cet espace géographique.
URI: http://hdl.handle.net/20.500.12136/673
ISSN: 1760-7361
DOI: 10.3406/bspf.2012.14200
metadata.dc.relation.publisherversion: http://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_2012_num_109_4_14200
Type: Article
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